Partir en vacances quand on est épileptique ?
C’est faisable et même souhaitable !

Dans la plupart des cas, l’épilepsie n’est pas une raison de se priver de vacances. Pour les personnes atteintes d’épilepsie, la liste des préparatifs pour les vacances est simplement un peu plus longue. Dans la mesure du possible, il faudrait éviter les trop grandes perturbations du rythme diurne et nocturne. Quant aux activités dont on aime meubler ses vacances, le risque zéro n’existe pour personne et il faudra simplement soupeser le bénéfice qu’on en tire et le mal qu’elles pourraient faire. Un critère majeur qui déterminera ce qu’une personne atteinte d’épilepsie peut se permettre ou non sera toujours la nature et la fréquence des crises, ainsi que la médication et les effets secondaires possibles.

Faut-il des assurances complémentaires ?

Avant de partir en vacances, vérifiez si l’assurance maladie couvre aussi les traitements dans le pays où vous passez vos vacances. Selon l’assurance et le pays de destination, il peut être nécessaire de conclure une assurance complémentaire. Mais attention! Il faut lire attentivement tout ce qui est écrit en petits caractères, car il existe des assurances qui excluent de la couverture certaines catégories de personnes, par exemple les épileptiques, ou qui les assurent seulement à certaines conditions. Il arrive que les assurances demandent une attestation médicale ou qu’elles facturent une prime de risque supplémentaire. Il est aussi vivement recommandé de conclure une assurance pour frais d’annulation lors de la réservation. Ces assurances ne coûtent pas cher et en cas d’aggravation imprévue de l’épilepsie ou d’une autre maladie, elles permettent d’annuler une réservation à très court terme sans devoir en supporter les conséquences financières.

 

Voyage en avion


La plupart des personnes atteintes d’épilepsie supportent très bien les voyages en avion. Mais là encore, la prudence est de mise, car les règles appliquées par les compagnies aériennes en matière d’épilepsie ne sont pas uniformes : la plupart estiment qu’un certificat médical est indispensable, ou du moins utile. Il devrait informer sur le type de crise, les médicaments
requis et les éventuelles mesures à prendre et mentionner la nécessité de voyager accompagné si tel est le cas. Certaines compagnies aériennes demandent aussi une attestation d’aptitude au vol spécifique.

Manque de sommeil

Lors de voyages sous d’autres latitudes, il faut se souvenir qu’à cause du décalage horaire, le rythme de sommeil et d’éveil change. Cela concerne le vol, évidemment, mais généralement aussi les deux ou trois jours qui le suivent. Dans la mesure du possible ne pas changer de rythme trop brusquement.

Prise de médicaments

Il faut absolument continuer de prendre les médicaments au rythme habituel. Le jour du voyage, il faudrait augmenter ou diminuer le dosage des médicaments proportionnellement au décalage horaire. Toujours emporter des réserves suffisantes!
Même si vous restez en Europe, il est toujours utile d’avoir sur vous une réserve suffisante des antiépileptiques dont vous avez besoin. Car même si la plupart des antiépileptiques sont en vente partout, il y a pourtant des exceptions, surtout pour les produits récents. De plus, les posologies et les noms commerciaux des produits ne sont pas toujours les mêmes, ce qui peut
encore ajouter à la confusion et causer des problèmes. Comme une personne qui porte une assez grande quantité de médicaments sur elle a parfois du mal à passer à la douane, on a intérêt à se faire délivrer par son médecin une attestation confirmant que l’on a besoin des médicaments que l’on porte sur soi.

 

Soleil

Certaines épilepsies sont photo-induites : protection solaire maximale, mais parfois contre-indication au voyage.Tous les antiépileptiques sont photosensibilisants. Une protection solaire stricte s’impose donc à tous les patients. Les antiépileptiques doivent être conservés à l’abri du soleil et des grandes chaleurs ; à emporter en quantité au moins deux fois supérieure à celle théoriquement nécessaire, et au moins la moitié en cabine.

 

Texte tiré de la brochure « L’épilepsie en voyage » éditée par la Ligue contre l’Epilepsie.

Vous pouvez obtenir cette brochure en nous la demandant par mail ou par courrier postal, voir contact.