Chez certaines personnes, les crises d’épilepsie se déclenchent sans crier gare. D’autres ressentent des signes avertisseurs, parfois même plusieurs jours à l’avance, tels que maux de tête ou vertige, ou alors elles sont particulièrement irritables ou tendues. Enfin, il est des personnes qui ont leur système d’alarme très personnel, par exemple un fourmillement à l’estomac ou un sentiment de nausée (qui fait partie de la crise).

Ces troubles ou signes annonciateurs ressentis par les personnes concernées elles-mêmes ou observés par des témoins au début d’une crise épileptique revêtent une importance souvent prépondérante en ce sens qu’ils permettront de classer le type de crise et de syndrome épileptique.

La crise à proprement parler

Le ou les types de crises (plusieurs types de crises peuvent s’associer chez une personne concernée, selon son épilepsie), suivent un schéma de déroulement étonnamment uniforme et propre à chaque personne atteinte d’épilepsie. Pourtant, les crises peuvent se différencier les unes des autres dans la durée et la gravité, des symptômes peuvent apparaître ou réapparaître, la nature des crises peut se modifier ou d’autres types de crises peuvent venir s’y ajouter. Et c’est la raison pour laquelle il ne suffit pas de dire « tiens, voilà encore une crise ». Chaque crise doit en fait être documentée minutieusement.

L’ « après-crise »

Dans la période qui suit immédiatement la crise, il importe de vérifier si la personne concernée retrouve sa lucidité ou si elle est encore un peu désorientée et comme hébétée. Le premier cas est typique des dénommées absences, le second permettant de conclure à des crises focales avec troubles de la conscience ou des crises tonico-cloniques généralisées. L’état de confusion consécutif à une crise se traduit au niveau de la pensée et du langage, mais souvent aussi des actes et il peut durer plusieurs jours chez les personnes d’une certain âge.

Evaluation rétrospective de la période ayant précédé la crise

Une fois que la personne concernée a repris ses esprits, il faudrait l’interroger aussi rapidement que possible pour essayer de dépister le moindre indice particulier dans les heures ou les jours ayant précédé la crise.

  • A combien de temps remonte la dernière prise de médicaments ?
  • Est-ce que les médicaments ont été pris régulièrement dans les jours et les semaines ayant précédé la crise ?
  • A quand remontent les dernières règles si la personne concernée est une femme ?
  • Y a-t-il eu des dérogations à l’hygiène alimentaire habituelle, par exemple de très longues pauses, puis un rapport excessif de nourriture ou de boisson ?
  • Y a-t-il quelque chose de particulier à signaler, par exemple une situation de stress
    exceptionnel ?

Pour obtenir des informations plus précises au sujet des questions à poser, imprimez les tableaux ci-dessous ou rendez-vous sur la page de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie.
Questions à poser suite à une crise
Déroulement et description de la crise

Texte tiré de la brochure « Les signes révélateurs d’une crise » éditée par la Ligue suisse contre l’Epilepsie.
Vous pouvez obtenir cette brochure en nous la demandant par mail ou par courrier postal, voir contact.